Un village martyr en 1832: Valleroy le Sec victime du choléra

Cette terrible période, aujourd'hui bien oubliée avait provoqué à Paris comme en Province et pendant prés de huit mois une effroyable panique.

 

Valleroy le Sec compte alors 205 habitants

L'épidémie s'y déclare le 18 Septembre seulement et fait rage au mois d'Octobre: Au total 70 malades et 25 décès (1 habitant sur 3 est atteint, et 1 personne sur 8 décède).

7 personnes meurent sans recevoir les sacrements: Il s'agit de malades emportés en quelques heures par la forme foudroyante du choléra.Ils seront inhumés le jour même de leur mort.

Par cette épidémie qui dura 36 jours, tous les âges furent frappés, des bébés de 8 à 20 mois, des adolescents de 15 ans, des hommes et femmes  dans la force de l'âge, des anciens de 70 à 74 ans.

Comme dans l 'ensemble du département, les femmes sont plus sensibles à la maladie (14 décès pour les unes, 11 pour les autres).

La tradition orale rappelle aujourd'hui encore un fait navrant: Un cultivateur, parti pour la journée au travail dans un champ lointain ne retrouve plus, le soir même, sa femme à la maison. Atteinte aux premières heures du matin par le choléra sous sa forme foudroyante, la pauvre femme fut emportée en quelques heures, et pour éviter la contagion, on l'avait entérrée en toute hâte.

On peut penser que le lourd tribut payé par Vittel, Valleroy le Sec et Contrexéville pourrait être dû en partie à l'absence de tout personnel et d'équipement sanitaire dans ces localités

Il est probable également que les prêtres, les soeurs de charité, les gens charitables devaient prodiguer des soins.

Mais on peut imaginer la terreur régnant dans notre village, quand le malheureux desservant, dut bénir du choeur de son église, du 5 au 15 Octobre 1832, successivement 18 dépouilles mortelles.

L'AUNIS abattu à Valleroy le Sec

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Le 12 Septembre 1944, "L'AUNIS", un char Sherman appartenant au 3ème peloton 4ème escadron du 12ème RCA est abattu à Valleroy le Sec, par un char allemand de type Mark 4

Le chef de char qui commandait l'Aunis et qui a été tué, était le Maréchal des logis Willy Katz de Warrens. Deux autres occupants de la tourelle, le Brigadier Christian Roth et le Brigadier Roger Beaugez sont morts également.Ils seront inhumés au cimetière de notre village.

Témoignage de Mr Grosjean Léon habitant de Valleroy le Sec:"Vers les dix heures nous entendons des tirs trés sporadiques d'un canon. Les départs semblent provenir de la route de Vittel à Haréville vers le petit bois. Un peu inquiet, nous rentrons à Valleroy un peu avant midi. Quatre ou cinq avions venant de la direction de Vittel et se dirigeant vers Epinal, nous survolent à basse altitude.

Mais vers 13h30 un coup sourd qui fait trembler les vitres nous surprend. Puis un quart d'heure aprés, une jeep circule sans s'arrêter dans les rue du village. Ses occupants aux aguets sont prêts à tirer avec leurs mitraillettes.

Peu aprés la rumeur court dans le pays, qu'un char a été touché par un obus, et que trois soldats sont tués.

Cette escarmouche meurtrière se serait déroulé ainsi: un ou plusieurs escadron du 12ème Chasseur d'Afrique, avaient du recevoir l'ordre de prendre les Allemands à revers, soit de leur couper la retraite vers Epinal. De Contrexéville par Lignéville, et le col des clochettes, ils descendaient vers Vittel par la route. Mais certainement qu'une jeep en éclaireur a reperé un panzer vers la croisée "Mirecourt-Epinal", car les chars montent le chemin rural"De la voie de Vittel", pour dominer la dite croisée. Un char monte à travers les champs du "Quartier". Le panzer doit l'appercevoir, tire et perce la tourelle tuant les trois soldats qui l'occupent. Le radio voyant que la tourelle ne répond plus, donne l'ordre au chauffeur de faire demi tour. Le char redescend vers la route dans un pré, presque en face de la station de pompage de la ville de Vittel (station qui est toute récente!).

Les trois corps, affreusement mutilés, sont sortis du char et des soldats commencent à creuser une fosse, quand passe un habitant de Valleroy qui parlemente avec l'officier qui commande l'escadron, et lui propose de les amener à Valleroy.

L'officier consent, et c'est Mr Cladidier qui vient les chercher avec un chariot pour les déposer à la Mairie".

 

Valleroy le Sec et le Général Leclerc

 

  Lors de la terrible bataille de Dompaire, le Général   Leclerc avait son état major dans un café de Valleroy le Sec. Celui-ci est maintenant détruit, et une plaque souvenir a  été fixé sur le mur de la maison voisine.

 

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